Biographie

Les fondations :

C’est à Paris, en avril 1983, en plein cœur du Marais, que Wallenberg prend son essor ; le groupe se crée autour de Valérie GIANNORSI à la basse, Jean-Yves TOLA à la batterie (partit vivre aux Etats-Unis et ex batteur des 16 Horsepower), Jean-Jacques DESERAUNNE à la guitare et Hervé de WALLENBERG au chant.

Hervé qui a commencé la musique à l’âge de 15 ans, se focalise par passion, sur le saxophone, l’instrument d’une de ses idoles Charlie Parker, il participe à différents projets et groupes en tant que musicien d’abord et chanteur ensuite.

En 1982, issu de la « raya punk » parisienne, il vient tout juste de rentrer de Londres où il a passé une année en immersion à s’enthousiasmer pour des groupes comme les Stranglers, Joy Division, Crass ou Bauhaus. Ses influences mêlées et diverses et sa culture musicale fonderont le socle et l’unité de WALLENBERG.

Pendant ces années d’émulation et d’extrême créativité, Hervé fait de nombreuses expériences artistiques : il crée le premier fanzine K7, « Reflet », en enregistrant méthodiquement les groupes de la scène française en devenir, organise des soirées, des concerts...il pose également pour le créateur de mode YAMAMOTO, ces photos paraîtront dans le magasine anglais « I.D. ».

Hervé puise alors son intransigeance et sa rigueur dans ses racines et son identité celte. Son grand-père Capitaine de réseau dans la résistance, qui décèdera dans un camp de concentration, influencera d’autant plus ses engagements et l’intégrité jusqu’au-boutiste du jeune groupe qui dénote alors par sa maturité.

Hervé se rapproche également de la scène bretonne et plus particulièrement de Philippe Pascal leader du groupe Marquis de Sade avec qui il partage ce sens particulier de l’esthétisme et ce côté « dandy sombre » qu’il cultive depuis avec dérision, cynisme et désinvolture.

Mais c’est par un travail acharné, un perfectionnisme rare qui donne à chacun de leurs concerts une présence unique et attire de plus en plus de fans, que WALLENBERG se révèle sur scène de façon pérenne.

Le premier concert mémorable a lieu au Baiser Salé à Paris, le 29 avril 1984, les concerts s‘enchaînent ensuite avec plus de soixante-dix dates, dont la première partie des DAMNED, le jour de la réouverture de la Locomotive le 18 février 1987.

WALLENBERG participe ensuite à plusieurs festivals, se produit au Rex Club, au Cithéa, à l’Eldorado, avec les SHOP ASSISTANT, NEVA, COMPLOT BRONSWICK, THE BONAPARTES, JAD WIO, PLAY DEAD, etc.Le groupe est alors présenté dans l’émission télévisuelle rock de référence :

« Décibel », comme un jeune groupe phénomène, pour la promotion de leur premier album, mais le split arrive prématurément avant la sortie de l’album le 14 avril 1988.

Hervé se rapproche alors de Stiv BATOR (Dead Boys, Lords of the New Church), à un moment charnière de sa carrière et de sa vie, Stiv BATOR deviendra son ami et son mentor.


Les transformations :

Il expérimente ensuite jusqu’en 2002 de nouvelles directions musicales et humaines :

Jusqu’en 1993, il se lance dans une nouvelle aventure avec le groupe BEWARE, avec lequel il enchaînera également les concerts et étoffe son répertoire de nombreux nouveaux morceaux comme « The Hill » et « Taste of the Death, Tome 1 », en donnant un côté nettement plus « rock » à ses compositions.

Cette période à la fois complexe et transitoire, permet à Hervé de se consacrer à l’écriture et à l’introspection.

En 1999, il fonde TALES, avec Frank Plagnard à la guitare et sort en avril 2001, un trois titres « The land of the Sun » (épuisé maintenant), incluant le morceau phare

« Why », c’est alors un retour marqué et volontaire vers la cold wave.

Le projet TALES prend fin et comme un élément déclencheur, la recherche de l’équilibre et de l’unique s’impose alors comme une évidence : « WALLENBERG » est à l’origine et restera WALLENBERG.

La renaissance et l'Équilibre :

WallenbergC’est notamment la rencontre avec les fondateurs du label « Manic Depression Records » qui catalysera cette nouvelle énergie et ce déterminisme sans faille.

En novembre 2004, WALLENBERG sort le double album « Sea of Sins », où l’on retrouve les morceaux « Ode to Gilles », « An Eye for an Eye », incluant également les titres phares des années 80 : « Someone ‘s changing », « Memories damage » et « Dublin ». La formation pour l'enregistrement de l'album se compose alors d’Hervé à la guitare et au chant, de Nash à la batterie, de Morgan à la basse et de Kathy à la guitare.

Le line-up évolue à nouveau, Bernard (Birdbrain) à la guitare, ainsi que Jean alias Romeo (ancien chanteur de SLEEPING CHILDREN) à la basse, rejoignent le groupe début 2006.

C’est justement grâce à Bernard Gomez et Nicolas Huet (rencontré en 2007), que WALLENBERG va se transformer encore une fois et passer un nouveau cap pour enrichir sa musique et son univers.

Et c’est effectivement avec Nicolas, (à la basse et à la programmation), que WALLENBERG dans son unité globale, va pouvoir atteindre la maturité, l’épanouissement, l’équilibre et la complémentarité humaine et musicale.

Le nouvel album du groupe : « Love is Slavery » dont la sortie est prévue en mai 2013, en est l’aboutissement concret : chaque morceau y a été pensé, perfectionné, travaillé encore et encore, la majorité des titres ont été « rodés » sur scène (concerts avec Alien Sex Fiend, Charles de Goal, Vendemmian, Collapse, Warum Joe) directement au contact et dans le respect du public.

Les mélodies ciselées sombres et puissantes comme « Merely Sleeping » ou « Tribal Tomb » sont comme des écrins étranges nous permettant d’appréhender avec enthousiasme leur univers.

Les compositions musicales de Nicolas et Bernard mettent en œuvre une multiplicité de tonalités subtiles et déstabilisantes, les morceaux comme « Legalize me » et « Taste of the Death, Tome 2 », vont surprendre par des sonorités toujours cold et dark mais un peu plus « rock ».

Les textes écrits par Hervé pointent la nature humaine comme jamais, nature humaine qui le passionne, en mêlant tout à la fois surréalisme, mysticisme et respect de l’être humain. Il décortique les sentiments jusqu’à l’extrême, avec générosité mais sans compromis, toujours fidèle à ses convictions.


WALLENBERG se stabilise désormais avec l'arrivée de Raphaël Catonné à la guitare.

« Anyway Today »

La route continue...

« Sea of Sins » et « Always the Same », sont disponibles au format digital sur les plateformes de téléchargement légales.

« Sea of Sins » est toujours disponible en CD sur le site www.manicdepressionrecords.com

 

Et pour la petite histoire...

WALLENBERG était un diplomate suédois en poste à Budapest pendant la seconde guerre mondiale, qui a sauvé des déportés juif-hongrois de la solution finale.

Une fois la guerre terminée, il fut « invité » en URSSS en tant qu’ambassadeur et nul ne le revit jamais. Les Soviétiques annoncèrent alors sa mort, mais plusieurs années plus tard, un homme, sortant d’un goulag déclara avoir rencontré un vieil homme nommé WALLENBERG.

Le nom et l’évocation de WALLENBERG, au travers de son engagement humaniste et de sa détermination, reflètent parfaitement l’image du groupe symbolisée par une démarche généreuse et personnelle.

 

Présentation vidéo du groupe